Maryse

Journal De Bordavril

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30 avril. Rando 303

Elsa est revenue de la France mardi le 27. Elle a beaucoup aimé son séjour là-bas avec sa mère. Claire et elle ont fait énormément de randonnée en montagne dans le sud où elles se trouvaient et elles ont marché beaucoup à Paris aussi. Elle nous est revenue toute bronzée et très en forme. Comme je lui ai dit, elle a l'air bien dans son corps. Martin et Elsa sont allés hier toute la journée sur le Teide faire une rando. Martin aime bien la randonnée, mais à Tenerife il n'en avait pas encore fait. Le parc du Teide est quand même à bonne distance de route et les sentiers sont vraiment exigeants, nous ne voulons pas y amener les enfants. Ça complique les choses. Ce soir, vendredi, nous allons au Concert de l'OST. Elsa va garder les 4 enfants chez Julie. Son retour parmi nous, nous permettra à Martin et moi de refaire quelques sorties improvisées en ville dont nous nous étions déshabitués ce dernier mois. Merci la belle grande!

26 avril. Madrid du 7 au 10 mai

Martin et moi allons visiter un peu la péninsule pour élargir notre connaissance de l'Espagne. ;-)) Nous passerons un weekend à Madrid juste nous deux. Julie, formidable Julie, nous offre ce cadeau de bien vouloir garder nos enfants 3 nuits, 2 jours.

20 avril. Déjà...

Déjà le 20 avril aujourd'hui. Plus que quelques semaines dans ce séjour magistral sur cette Île perdue... qui ne l'est pas du tout en fait! L'isolement des insulaires, n'est plus ce qu'il était. Les communications et transports étant tellement présents et accessibles, l'isolement en tant que tel ne s'incarne plus que dans un vague trait culturel, un accent particulier, quelques régionalismes qui s'estompent avec le temps. Les enfants écoutent le même Disney Channel, ils adulent les mêmes vedettes aux noms inventés pour un marché anglo-espano-phone (ex.Anna Montana). Mais je crois que j'en ai déjà parlé.. Ça me frappe tellement cette invasion de disney culture.

Vendredi, 16 avril La boule à zéro

Nous avons été frappé par une attaque de poux, nos deux enfants en avaient. Lla même chose chez Julie, Aranja en avait et Marie-Esther littéralement était infestée ... Ouf, la job! Tout notre vendredi soir y est passé, on a pris ça relaxe, on a tourné ça en séance de coupe de cheveux pour tous. Les cheveux frisés rendus longs et de Jean-Lou passaient très mal au peigne fin. Et nous étions très rébarbatifs à le soumettre au traitement chimique (qui est tellement fort!) ... Martin lui a demandé s'il était prêt à se raser le coco, comme Caillou. Il a dit oui sans hésitation (il n'est pas froussard ce petit...). et le voilà maintenant rasé comme un oeuf, la boule à zéro. Il est mignon comme tout. Quoi que je m'ennuie de ses si belles boucles blondes... :-(( Ça revient vite. Il y a déjà 2 millimètres 3 jours plus tard...

Jeudi, 15 avril. Mots d'enfants

Jean-Lou s'approche de Martin, hier soir, l'air taquin, en lui disant:" Je veux faire des faroles...papa papa. Je veux faire des faroles! Martin ne comprends pas qu'est-ce qu'il dit, Il lui fait répéter quelques fois pour finalement suspecter un mot espagnol. En cherchant dans le dico, il constate que "farols" signifie des taquineries, des agaceries. Surprenant non!

Marie-Sophie dit: "Maman, aujourd'hui, j'ai vu deux touristes." - Comment as-tu reconnu que c'était des touristes ? Sur un ton nonchalant, avec force geste, elle me répond : Ben c'est facile! ils avaient une carte comme ça devant les yeux, et un appareil photo gros comme ça dans le cou! - ...

Mardi, 13 avril. À suivre en 2012

Depuis la semaine dernière (jeudi), Martin a eu une proposition pour poursuivre sa collaboration avec l'Instituto de Astrofisica. Il était ravi d'envisager une continuité à son projet. Nous sommes tous contents de savoir qu'il sera possible d'approfondir notre connaissance de cette culture et de la langue. Personne n'est déçu d'envisager que nous passerons un autre hiver pour poursuivre cette belle aventure dans les chaudes Îles espagnols. Julie aussi n'a pas caché son enthousiasme à nous voir revenir! Le retour sera sans doute à l'hiver 2012, soit dans 2 ans. Entre temps, nous reste à trouver du financement pour ce déplacement majeur. C'est la condition initiale de tous les grands projets à ce que je sache. À suivre!

Dimanche, 11 avril. Salud!

Nous avons été invités chez Alicia et José en fin de semaine avec Jeff et Julie et les enfants. C'était touchant car en arrivant chez eux, j'ai réalisé que c'était la première fois que nous étions invités chez quelqu'un (sauf chez Jeff et Julie bien sûr, où je traîne régulièrement!). Pour l'occasion, nos hôtes nous avaient conviés à un jeu fort sympathique et étonnant. Je vous explique :

Nous avions 5 bouteilles de vin d'une région précise de l'Espagne, mais de prix et de qualité différentes. La seule bouteille chaque convive connaît est celle qu'il a lui-même apporté. Nous avions en tout, deux Crianza (appellation d'origine (AO) mais considéré comme de moindre qualité pour l'appellation) et 3 Reserva (considérés dans les meilleurs de l'AO). Tous ces vins ont un prix et une étiquette bien camouflés sous l'aluminium. Avant de commencer, on identifie chaque bouteille par un numéro. Ensuite, on déguste un vin à la fois en cotant selon notre goût ce qu'on pense mais chacun pour soi. Pas de commentaire à haute voix s.v.p., cette règle peut être difficile à faire respecter... Certain peuvent même bluffer pour influencer. Le but du jeu est d'identifier les vins par ordre de prix et de qualité et lesquels sont Crianza et Reserva. Important, chaque convive n'a qu'un seul verre. On goûte une bouteille une après l'autre et on recommence ensuite au besoin, mais toujours un petit fond de verre à la fois. Pas trop car le jugement critique diminue très rapidement, je vous le jure! On a eu bien du plaisir! Anecdote pour ceux qui connaissent Jeff : les prix respectifs des vins étaient 4E, 8E, 13E, 15E et 26E. Tous avons trouvé comme premier vin celui à 26E sauf .. .Jeff! Lui qui ne jure que par le prix. Je me suis payé sa gueule vous vous imaginez bien, l'occasion était trop belle... Salud Jeff!

Jeudi, 8 avril. Mot d'enfant

Les enfants ne rechignent plus pour aller à l'école cette semaine. On dirait qu'ils aiment ça! Ils sont durs à suivre, mais je ne me plains pas, au contraire! Jean-Lou me dit ce matin que quand il va au toilette après la collation à la garderie "c'est long!" En le questionnant un peu, j'ai réalisé qu'ils assoient tous les enfants en même temps sur le pot ou la toilette jusqu'à temps qu'ils aient tous faits leur pipi. À l'ancienne quoi! Ça m'a fait beaucoup rire car Jean-Lou est déjà propre, il va aux toilettes quand il veut et le temps qu'il a besoin. Mais étant le plus vieux du groupe, il est sûrement le seul comme ça, alors pour encourager les autres à rester assis, lui aussi est astreint à rester là!!! Je lui ai dit: "'T'es pas pressé, apporte-toi de la lecture mon chéri et prend ton temps!" :-)))

6 avril. Les arbres qui poussent par en bas.

Les enfants ont eu une super belle journée à l'école et à la garderie hier. Ce matin a été mucho mas facile. Tout le monde était de bonne humeur et le soleil était au rendez-vous. Il fait un peu froid ces jours-ci par contre. Le temps est venteux et le fond de l'air est frais. Le jour de Pâques, c'est étrange, il faisait un petit 18° venteux et pluvieux et au Québec, il faisait 25° avec un beau soleil ! Le temps des sucres est fini je crois. Si quelqu'un peu transmettre mes salutations à Carole et Mario que je n'ai malheureusement pas visités ce printemps. D'ailleurs, j'ai pensé à Mario (qui s'intéressent tellement aux arbres) ce samedi, nous avons vu des arbres très particuliers, je ne sais pas leur nom. Leurs branches poussent en tombant vers le sol et s'enracinent littéralement pour grossir et créer ainsi une sorte de tronc secondaire. Je n'avais pas d'appareil pour le photographier, mais si je peux le faire j'en mettrai une photo sur notre page de photos. C'était fascinant!

5 avril. Les creux et les bosses

Nous vivons actuellement un moment plus difficile de notre voyage. Nous sommes un peu tous dans une période creuse, un moment oû l'on sent que nos souliers sont usés un peu, si vous voyez se que je veux dire? Il nous reste encore 2 mois, le pays et les amis nous manquent. Ces moments creux en voyage sont incontournables, du moins pour les voyages de plus de long terme. Tous ceux et celles qui ont vécus l'éloignement, ont ressenti ces périodes creuses.

Lundi, 5 avril. Cher journal... Pour la semaine sainte, celle qui précède Pâques, les enfants étaient en congé, pas d'école, pas de garderie. Ce matin était donc le grand retour. Jean-Lou, dès son réveil, a commencé à crier "Je ne veux pas aller à la garderie!". Et Marie-Sophie disait en fond sonore, "s'il n'y va pas, moi non plus!" Quel beau lundi matin. J'avais le coeur aussi consistant qu'un milk shake aux bananes. Bon, après un bon 20 minutes de cette médecine, ils ont fini par accepter de venir déjeuner et après quelques blagues de Martin, la situation a été désamorcée. Et la suite des choses nous a transportés jusqu'aux lieux tant indésirés de nos rejetons. Marie avait la mine basse, mais n'a pas pleuré, Jean-Lou non plus. En fait, il avait l'air plutôt content de voir Christina, même s'il ne l'a pas trop manifesté quand même. On dirait qu'il se disait : "il ne faut pas avoir l'air d'aimer ça, ça pourrait éveiller des soupçons..." C'est la première fois de notre vie de parents que nous vivons une telle situation. Nos enfants (Elsa aussi) ont toujours aimé l'école et la garderie. J'ai énormément de sympathie pour les parents qui vivent régulièrement avec ce problème. Pour notre part, c'est l'éloignement et la différence culturelle qui fait vivre cette difficulté aux nôtres et nous les comprenons. Pour nous aussi, l'expérience de l'étranger n'est pas que simple et facile. Il nous arrive plusieurs écueils, parfois on voudrait, comme nos enfants, crier "je ne veux pas y aller!". L'expérience de vivre à l'étranger est fascinante et riche, mais néanmois éprouvante. Et en tout temps, elle force au dépassement. La nouveauté dans ce voyage-ci est que nous assistons nos enfants dans cette réalité. Nos enfants apprennent les forces de la vie à l'étranger, mais aussi les revers. Constater ce passage obligé pour eux est difficile à accepter pour moi comme mère. Ceci rend ce moment creu du voyage un peu plus ardu à surmonter. Le dépassement n'en sera que plus grand j'imagine.